Le coup de gueule pour une fiscalité automobile cohérente et compréhensible

Coup de gueule fiscalite automobile

Incohérences et questionnement

Entre la prime à la conversion, le bannissement du Diesel et l’augmentation du malus sur les véhicules les plus polluants, on ne sait plus sur quel pied danser.

La Chambre Syndicale de l'Automobile et du Motocycle (Csiam) a exprimé son inquiétude face à cette fiscalité environnementale automobile.

"D'un côté, explique Philippe Geffroy, président de la branche VP de la Csiam, le gouvernement veut bannir le Diesel des villes - dès 2024 à Paris - et favorise l’essence à travers la vignette Crit’air, dégradant du même coup la valeur de revente future des véhicules Diesel. Mais de l’autre, il continue à inciter l’achat de Diesel à travers une nouvelle sévérisation du malus".

Clients encouragés par la prime puis découragés par le malus

"Avec la prime à la conversion - qui est une excellente mesure car retire de la circulation les véhicules anciens les plus polluants – le client est encouragé à changer de véhicule mais il est découragé par le malus sur son futur véhicule. »

Résultat : les consommateurs sont totalement perdus

Côté constructeur

Quant aux constructeurs, si les ventes de Diesel continuent de fondre sur le rythme actuel, ils ne pourront pas atteindre le niveau moyen de 95 g de CO2 d’ici 2020, d’autant que les nouveaux tests WLTP vont donner des émissions de l’ordre de 20 à 50% plus élevés qu’avec le test précédent.

"Aujourd’hui, on ne sait pas encore comment sera opéré ce nouveau test pour les véhicules hybrides. Renault a fait cavalier seul auprès du Gouvernement pour obtenir ce qu’il voulait sur l’électrique, sans consultation préalable des autres constructeurs. Pour notre part, nous demandons aux autorités politiques d’adopter une position de neutralité technologique et de s’intéresser à l'impact écologique global des véhicules du puits à son recyclage", conclut Philippe Geffroy.